Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment annoncé l'interdiction des chaudières à gaz, y compris les pompes à chaleur (PAC) hybrides, dans les constructions neuves dès 2027. Cette décision, visant à accélérer la transition énergétique, a suscité une vive réaction de la part de Coenove, une organisation représentant les acteurs de la filière. Coenove s'est immédiatement mobilisée pour défendre la place des solutions hybrides dans le futur paysage énergétique du bâtiment.
L'annonce de cette interdiction a surpris bon nombre de professionnels du secteur. Pour Coenove, exclure les PAC hybrides du neuf représente une grave erreur stratégique. Ces systèmes, combinant une pompe à chaleur électrique et une chaudière à gaz d'appoint, offrent une solution performante et flexible, particulièrement adaptée pour répondre aux besoins de chauffage et d'eau chaude sanitaire tout en optimisant la consommation d'énergie. Elles permettent de réduire significativement les émissions de carbone tout en garantissant un confort thermique, y compris pendant les périodes de pointe hivernales où le réseau électrique pourrait être sous tension.
Coenove argumente que les pompes à chaleur hybrides constituent un maillon essentiel dans la décarbonation progressive du parc immobilier. Leur interdiction priverait les constructeurs et les futurs occupants d'une option fiable et éprouvée, qui peut s'adapter aux différentes contraintes techniques et économiques des projets. L'organisation souligne également que cette décision pourrait freiner l'innovation et la diversité des solutions énergétiques, alors que l'objectif devrait être de favoriser un mix énergétique équilibré et résilient. Elle appelle donc le gouvernement à revoir sa position et à maintenir les pompes à chaleur hybrides comme une solution viable pour les bâtiments neufs, en reconnaissant leur rôle dans une transition énergétique réaliste et efficace.
En somme, la filière, représentée par Coenove, milite activement pour la reconnaissance et la préservation des pompes à chaleur hybrides dans les nouvelles constructions. Elle insiste sur le fait que ces technologies sont des alliées précieuses pour atteindre les objectifs de décarbonation du bâtiment sans compromettre la performance ni la flexibilité, et qu'une interdiction prématurée pourrait avoir des conséquences négatives sur l'ensemble de la stratégie énergétique nationale.