Lors d'une récente table ronde organisée par la Fédération des distributeurs de matériaux de construction (FDMC), un constat alarmant a été dressé concernant le secteur des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE). Selon Florence Lievyn, à la tête du groupement des acteurs des CEE (GPCEE), seule une infime partie des opérateurs engagés dans ce dispositif possèdent une réelle expertise. Elle a cependant insisté sur l'importance cruciale de ce mécanisme, présenté comme une opportunité majeure pour la transition énergétique, notamment en raison de son indépendance vis-à-vis des financements publics. Ce débat met en lumière l'urgence d'une meilleure régulation et d'une évaluation plus stricte des compétences au sein de ce marché en pleine expansion.
Révélations sur la compétence des opérateurs CEE lors d'une table ronde de la FDMC
Le 2 avril 2026, au cours d'une table ronde particulièrement éclairante organisée par la Fédération des distributeurs de matériaux de construction (FDMC), Florence Lievyn, présidente du GPCEE, a dévoilé des chiffres préoccupants. Elle a en effet affirmé que sur plus de deux cents opérateurs engagés dans le domaine des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), moins d'une vingtaine seulement pouvaient être considérés comme véritablement compétents. Cette révélation, qui a marqué les esprits des participants, souligne un déficit significatif de savoir-faire au sein d'un secteur pourtant essentiel à la rénovation énergétique. Madame Lievyn a néanmoins tenu à rassurer sur le potentiel du dispositif CEE, insistant sur son avantage majeur : son autonomie financière, qui le met à l'abri des aléas budgétaires de l'État, contrairement à d'autres dispositifs comme MaPrimeRénov'.
Cette observation met en lumière la nécessité impérieuse d'améliorer la qualité et la fiabilité des services proposés par les acteurs du CEE. Il est primordial que les critères de compétence soient renforcés et que des mécanismes de vérification plus rigoureux soient mis en place. Seule une professionnalisation accrue de ce secteur permettra de maximiser l'efficacité des CEE et d'atteindre les objectifs ambitieux fixés en matière de rénovation énergétique, garantissant ainsi des bénéfices réels pour les consommateurs et l'environnement.