La CAPEB menace de retirer son soutien à la filière de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) dans le secteur du bâtiment
La Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) a haussé le ton concernant la refonte de la filière de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) dans le secteur du bâtiment. Face à la lenteur des progrès et aux charges financières excessives pesant sur les entreprises, la CAPEB menace de retirer son adhésion au dispositif. L'Association des Maires de France (AMF) partage également ces préoccupations, soulignant les difficultés rencontrées sur le terrain.
Depuis plusieurs mois, la filière REP Bâtiment est au centre des débats, les acteurs dénonçant un dispositif coûteux et peu efficace. Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB, a clairement indiqué que si les revendications des artisans ne sont pas prises en compte, il appellerait à la suppression pure et simple de la REP. Cette position ferme vise à alerter les autorités sur l'urgence de la situation et la nécessité d'une réforme en profondeur.
Les critiques formulées par la CAPEB et l'AMF mettent en lumière les lacunes actuelles du système. Les coûts imposés aux professionnels, souvent des petites et moyennes entreprises, sont jugés disproportionnés par rapport aux bénéfices perçus. De plus, la mise en place d'un maillage territorial efficace pour la collecte et le traitement des déchets du bâtiment reste un défi majeur, compliquant la tâche des entreprises et augmentant leurs charges logistiques. La situation actuelle risque de compromettre les objectifs environnementaux fixés par la filière.
En conclusion, la pression monte sur les décideurs politiques pour qu'ils révisent le fonctionnement de la filière REP Bâtiment. Les voix de la CAPEB et de l'AMF, représentant des milliers d'entreprises et de collectivités locales, appellent à une action rapide et concrète pour alléger le fardeau financier des artisans et améliorer l'efficacité du dispositif de gestion des déchets de construction et de démolition.