La FFP plaide pour l'appellation 'architecte-paysagiste' afin de valoriser la profession
La Fédération française du paysage (FFP), forte de ses 700 adhérents et représentant les 3 000 paysagistes-concepteurs reconnus par l'État depuis 2017, milite activement pour l'adoption du titre d'« architecte-paysagiste ». Cette initiative vise à renforcer la visibilité et la reconnaissance de la profession, particulièrement essentielle dans le contexte des enjeux climatiques contemporains. Henri Bava, président de la FFP, souligne l'importance de cette évolution pour la valorisation des compétences des paysagistes et leur rôle croissant dans l'aménagement du territoire, en s'appuyant sur des exemples internationaux où ce titre est déjà établi.
La Fédération française du paysage en quête d'une reconnaissance accrue pour le titre d'architecte-paysagiste
Dans un contexte où les défis climatiques exigent une attention renouvelée à l'aménagement de nos territoires, la profession de paysagiste-concepteur aspire à une reconnaissance officielle plus affirmée. La Fédération française du paysage (FFP), sous l'impulsion de son président, Henri Bava, paysagiste-concepteur et cofondateur de l'agence Ter, œuvre sans relâche pour l'adoption du titre d'« architecte-paysagiste ». Cette démarche intervient près d'une décennie après la reconnaissance du titre de paysagiste-concepteur par l'État en 2017, une avancée obtenue grâce à la loi Biodiversité de 2016 qui avait permis de valoriser les formations et de renforcer l'influence de la profession auprès des instances gouvernementales et parlementaires.
Lors d'un entretien récent, Henri Bava a éclairé les motivations profondes de cette aspiration. Il a notamment souligné que des pays comme le Royaume-Uni, la Belgique et la Suisse reconnaissent déjà cette appellation, une observation partagée lors du congrès mondial des architectes-paysagistes (Ifla) organisé à Nantes en septembre 2025. Ces échanges internationaux ont conforté la FFP dans sa conviction que l'adoption de ce titre en France est une étape logique et nécessaire. Des discussions constructives sont d'ailleurs en cours avec l'Ordre des architectes, témoignant d'une volonté commune d'avancer sur ce dossier. L'enjeu est de taille : il s'agit non seulement de clarifier le statut des paysagistes-concepteurs, mais aussi de mieux faire comprendre l'étendue de leurs compétences et leur contribution essentielle à la qualité de vie et à la résilience de nos espaces de vie face aux changements environnementaux.
Cette quête de reconnaissance par l'appellation d'« architecte-paysagiste » résonne comme un appel à une meilleure compréhension et valorisation du rôle crucial que jouent les professionnels du paysage dans la conception et la mise en œuvre de solutions durables. En tant que témoins et acteurs des transformations environnementales, les paysagistes-concepteurs apportent une expertise indispensable à l'équilibre entre développement urbain et préservation de la biodiversité. Cette évolution terminologique, si elle se concrétise, serait un pas significatif vers l'intégration pleine et entière de leur discipline au sein de l'ingénierie et de l'architecture, soulignant l'interdépendance de ces métiers pour façonner un avenir plus harmonieux et respectueux de notre environnement.