Le secteur de la peinture et des colles face à un ralentissement de croissance et des préoccupations pour 2026
Ralentissement de la croissance et incertitudes à venir pour la filière peinture-colle
Un examen détaillé des résultats de l'année 2025 et des prévisions pour 2026
La Fédération des Industries des peintures, colles, encres, couleurs pour l’art et résines (Fipec) a publié, le 31 mars, son analyse économique pour l'année 2025, ainsi que ses perspectives pour l'année suivante. Cette organisation représente la quasi-totalité des entreprises du secteur en France, regroupant environ 150 adhérents et près de 20 000 salariés sur le territoire national.
Une légère baisse de l'activité en 2025 et des défis spécifiques par segment
Le chiffre d'affaires global de la filière a connu une baisse de 2,4 % en 2025, atteignant 4,93 milliards d'euros. Le marché des peintures, lasures et vernis a reculé de 1,8 % en valeur, bien que les volumes soient restés quasi stables. Les activités liées à l'anticorrosion ont montré une résistance, tandis que le secteur du bâtiment a vu sa valeur diminuer de 2,5 %, compensée par une reprise des logements neufs. Le segment grand public a également décliné en valeur, les consommateurs se tournant vers des options plus abordables. Les colles, mastics et adhésifs ont souffert des difficultés du marché de la rénovation énergétique, notamment la baisse des aides et la hausse des coûts des matières premières. Malgré ces défis, la balance commerciale de la filière s'est nettement améliorée, atteignant un excédent de 139 millions d'euros.
Des perspectives incertaines pour 2026 en raison des tensions mondiales et des contraintes réglementaires
La filière est préoccupée par l'accumulation de facteurs de tension pour 2026, notamment les conséquences des conflits géopolitiques, l'augmentation des coûts énergétiques et les perturbations des chaînes d'approvisionnement. Les adhérents de la FIPEC ne prévoient pas d'amélioration économique et s'inquiètent des obligations réglementaires complexes et des coûts de production croissants. Le président de la FIPEC, Jacques Menicucci, souligne que la situation géopolitique pourrait avoir des répercussions plus importantes. L'organisation appelle les pouvoirs publics à favoriser un environnement propice à l'innovation et à la recherche et développement, un sentiment partagé par les industriels qui déplorent l'impact des interdictions de substances sur la réactivité et la compétitivité du secteur.